Photo en noir et blanc de Florence Nightingale

Portrait d’époque de Florence Nightingale

Instauré à la fin du XIX° siècle en l’honneur de Florence Nightingale, une infirmière pionnière, une des premières à organiser la profession, le serment de l’infirmier est un pendant au serment d’Hippocrate, prêté par les médecins.

C’est un texte court qui montre parfaitement l’éthique que doit avoir une (ou un) infirmier :

«Je m’engage solennellement devant Dieu et en présence de cette assemblée, à mener une vie intègre et à remplir fidèlement les devoirs de ma profession.

Je m’abstiendrai de toute pratique délictueuse ou malfaisante.

Je ne prendrai ou n’administrerai volontairement aucun remède dangereux.

Je ferai tout pour élever le niveau de ma profession et je garderai, avec totale discrétion, les choses privées qui me seront confiées et tous les secrets de famille que la pratique de mon service me ferait éventuellement connaître.

J’aiderai de mon mieux le médecin dans son travail, et je me dévouerai au bien-être de ceux qui sont laissés à ma garde.»

Photo en noir et blanc montrant des infirmière prêtant serment

( Les élèves de l’école d’infirmières de Galt (Californie) prêtent le serment de Florence Nightingale en 1947.
Photo du musée de Galt (Commons)

On voit ici un groupe d’infirmières américaines nouvellement diplômées prêtant le serment.

En effet, bien que Florence Nightingale ait été une infirmière anglaise, et ait toujours travaillé en Angleterre, son “serment” est né aux Etats-Unis, dans le Michigan plus exactement. Extrêmement répandu, ce n’est pas un texte officiel, et il a été plusieurs fois modifié, tout en restant fidèle à son esprit.

Certaines versions, par exemple, ne parlent pas de l’aide aux médecins : à l’époque de la première version du serment, l’infirmière (ou l’infirmier) était totalement soumis au médecin. Mais en supprimant, ou en modifiant cette phrase, on insiste sur l’importance de l’infirmier, dont le savoir faire lui permet de donner aussi des soins, de façon relativement autonome.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Aimeriez vous aussi prêter le serment de Florence Nightingale ? Pensez-vous qu’il devrait être modifié ?

Personnellement, je le voyais tous les jours, affichés sur les murs de mon I.F.S.I, et c’est un texte qui m’a marquée.