La profession d’aide-soignant est moins bien connue que celle d’infirmier.

Les études d’aide-soignant sont plus courtes (sur dix mois), et les possibilités d’évolution moins importantes que pour un infirmier diplômé, mais la profession reste attractive, avec des salaires intéressants. De plus, la possibilité d’entrer rapidement sur le marché du travail avec une formation courte est un avantage pour de nombreux jeunes. L’accès aux études d’aide-soignant est possible sans le bac, contrairement à la formation d’infirmier.

Le salaire de l’aide-soignant

Le genre, l’ancienneté, la qualification, les horaires, la situation géographique et le secteur d’exercice du métier d’aide-soignant sont les facteurs déterminants pour le calcul du salaire, qui se situe en moyenne autour de 9,5 € à 13,90 € en base de l’heure.

Ainsi, le salaire médian brut sur 12 mois est de 26 508 €.

Afin de calculer le salaire net, il faut enlever 15% à 25% au salaire brut, puis y ajouter les compléments si applicables. Le salaire net mensuel médian s’élève à 1.732 euros, selon les chiffres de 2012, toutes spécialisations comprises.

Dans le secteur public

Dans le secteur public, un aide-soignant est classé en 3 catégories : classe normale, supérieure et exceptionnelle. Chaque classe est subdivisée en échelons. D’après la grille indiciaire de la fonction publique (excluant bonifications indiciaires, primes et indemnités) le salaire mensuel brut d’un(e) aide-soignant(e) varie entre 1 435,39 € pour un débutant du premier échelon de classe normale, jusqu’à 1 991,03 € net pour un aide soignant d’échelon dit « spécial » et de classe exceptionnelle.

Dans le secteur privé

Le secteur privé et associatif sont moins rémunérateurs que le secteur public. En effet si le salaire de base est presque équivalent dans les deux secteurs, avec une fluctuation de 100 € mensuels environ en faveur du public, ce sont les primes ainsi que l’ancienneté qui creusent l’écart dans la durée.

Selon le Journal officiel, un aide-soignant du secteur public bénéficie d’une indemnité de sujétion spéciale de 13h de 10% du salaire brut, d’une prime forfaitaire mensuelle de 15,24 € par mois. Par ailleurs, en suivant une formation de spécialisation en gérontologie, les aides-soignants se voient aussi attribuer une prime de 90 € s’ils travaillent dans ce domaine dans le secteur public (article janvier 2013 du Journal Officiel).

Évolution des offres d’emploi pour les aides-soignants

Le nombre d’offres d’emploi aide-soignant et le montant moyen de leur rémunération sont stables.
Le métier d’aide-soignant est à 93% féminin, cependant les hommes gagnent environ 3% de plus que les femmes avec 1778 € net par mois.

Les salaires en Ile-de-France sont en moyenne plus élevés que sur le reste de la France.
Notez que les aides-soignants travaillant les weekends, les jours fériés ou de nuit bénéficient naturellement d’un salaire d’environ 2 € de plus de l’heure.

Intérim et cumul d’emploi : une solution pour augmenter ses revenus

En travaillant en intérim, et en se montrant irréprochables, les aides-soignants peuvent espérer gagner plus. Le travail en intérim est cumulable avec un emploi dans la mesure où le salarié respecte les dispositions relatives à la durée maximale légale de travail.

Attention dans certains contrats notamment dans la fonction publique le cumul est interdit par une disposition conventionnelle ou une clause contraire prévue au contrat de travail. C’est le cas, par exemple, d’une clause d’exclusivité, qui interdit au salarié de travailler pour un autre employeur.

Il est vivement recommandé aux aides-soignants à domicile de veiller à régulièrement calculer le coût de leurs trajets divers qui pourraient, se faire gravement ressentir sur le salaire.

Formation professionnelle pour être aide-soignant

Il est possible de suivre une formation d’aide-soignant en bénéficiant d’un salaire d’apprenti d’un minimum de 800 € par mois. Le montant du salaire varie alors en fonction du nombre de salariés de l’entreprise, de la convention collective dont dépend la structure, des accords de branche, des années et du niveau d’études ainsi que de l’âge de l’apprenti.