L’ostéopathie est une discipline paramédicale en plein essor. Elle attire de nombreux jeunes intéressés par le domaine de la santé. Mais comment se former à cette discipline encore peu répandue ?

Ostéopathie humaine, animale ou biodynamique ?

Ces trois catégories paramédicales sont les principales spécialités du métier d’ostéopathe. Elles nécessitent une approche et une maîtrise différente de la profession donc un apprentissage particulier pour chacune. La première, l’ostéopathie humaine, est une approche thérapeutique permettant de prévenir et corriger les dysfonctionnements du corps humain comme : les problèmes aux ligaments, les tensions musculaires, ou les blocages du dos par exemple. Une parfaite connaissance de l’anatomie et de la physiologie humaine est donc requise.

Des techniques manuelles sont également à acquérir lors de la formation en école d’ostéopathe qui comprend de nombreuses heures d’apprentissage pratique. Au sein de ce cursus, plusieurs spécialisations sont proposées : cranienne, articulaire, viscérale, tissulaire ou encore structurelle. Ces multiples pratiques sont enseignées au programme d’une formation d’ostéopathie.

Moins répandue que la précédente, l’ostéopathie animale commence à se développer en France. Encadrée par des autorités vétérinaires, cette nouvelle approche est dédiée à l’espèce canine et équine. Les techniques manuelles pratiquées permettent aux animaux de retrouver leur mobilité après une opération ou une mauvaise chute.

Enfin l’ostéopathie biodynamique est une approche plus globale. Elle adopte des techniques non manuelles ce qui la différencie des autres. Centrée principalement sur les lois de la nature, elle permet avec un travail sur la respiration par exemple de rétablir le corps humain des potentiels troubles ou dysfonctionnements.

Plusieurs formations pour aspirer à ces professions

Plusieurs formations existent pour exercer la profession d’ostéopathe. Un diplôme d’ostéopathe est nécessaire pour exercer cette profession paramédicale. Il est agréé par le ministère des Affaires Sociales et de la Santé. Ce diplôme est préparé dans des écoles privées d’ostéopathie. Il n’existe pas de formations publiques pour exercer cette pratique paramédicale. Le corps humain reste encore un mystère pour le corps médical par sa complexité et sa densité. Pour l’apprentissage de la profession d’ostéopathe, les étudiants nécessitent entre trois à cinq années de formation.

Il existe plusieurs formations en écoles d’ostéopathie, ces dernières sont réparties sur l’ensemble du territoire français. Cependant toutes ne possèdent pas les qualifications obligatoires. Seul le diplôme d’école spécialisée en ostéopathie est adéquat pour entamer une carrière en ostéopathie.

Certains établissements proposent des parcours différents selon les spécialisations détaillés ci-dessus. Pour intégrer l’une de ces écoles, le niveau baccalauréat est requis. La sélection se fait lors d’un long processus : étude du dossier de candidature, passage d’examens écrits et oral de présentation de son projet professionnel.

Un sens du contact, de la rigueur et une grande capacité d’écoute sont demandés lors des entretiens de motivation. Des préparations aux concours existent pour les étudiants souhaitant découvrir le milieu de l’ostéopathie. Elles permettent une mise à niveau scientifique et l’apprentissage des basiques du métier. Les étudiants se dirigeant vers ces prépas peuvent tenter leurs chances dans les écoles les plus prestigieuses. L’obtention du diplôme d’ostéopathie est soumise à plusieurs modalités : le nombre d’heures de formation défini par le gouvernement ainsi que le nombre de consultations à réaliser sous la responsabilité d’un professionnel expérimenté pendant la formation en ostéopathie.

Enfin, des formations professionnelles sont également proposées pour les spécialistes du médical (médecin généraliste, sage femme) et du paramédicale (ergothérapeute, kinésithérapeute) souhaitant compléter leur exercice avec des pratiques d’ostéopathies. Suivre une formation professionnelle permet l’acquisition d’un savoir-faire et de compétences indispensables pour exercer professionnellement l’ostéopathie en complément de son activité principale.