Des consommateurs n’hésitent pas à ingurgiter des médicaments, surtout ceux qui sont proposés sans une ordonnance. Les conséquences peuvent être problématiques, d’où l’intérêt d’être extrêmement vigilant. D’ailleurs, le Stilnox a fait l’objet d’une nouvelle mesure afin de renforcer le plus possible la prescription de ce somnifère.

L’abus de Stilnox entraîne la publication d’un arrêté au JO

L’avis d’un médecin est primordial lors de la prise d’un médicament. Il est largement conseillé de ne pas piocher dans votre armoire à pharmacie et d’ingurgiter ces substances sans connaître au préalable les interactions, les effets secondaires ainsi que les propriétés. Pourtant, malgré le danger encouru, les patients sont nombreux à se lancer dans une prise sans consultation et donc sans ordonnance après avoir navigué sur le Web. D’ailleurs, le Journal officiel a dévoilé un nouvel arrêté en ce début du mois de Janvier. Il a pour objectif de réglementer un puissant somnifère que vous avez sans doute croisé sous le nom de Stilnox. Il est prescrit par les médecins dans plusieurs cas de figure, mais une précaution doit désormais être prise.

Un puissant somnifère ne peut pas être prescrit sans une ordonnance sécurisée

Il est impossible de penser que des somnifères soient proposés sans une ordonnance et pourtant des consommateurs réussissent à obtenir des médicaments que ce soit auprès de proches ou via une navigation sur la toile. Par conséquent, pour réglementer davantage ce secteur, il a été décidé de rendre obligatoire le concept de l’ordonnance sécurisée pour le Zolpidem qui est un somnifère commercialisé sous la marque Stilnox. Daté du 7 Janvier dernier, cet arrêté montre à quel point une véritable dépendance peut être au rendez-vous que ce soit à cause d’un abus ou d’un usage détourné. Il sera désormais logé à la même enseigne que les stupéfiants.

22 millions de boîtes sont écoulées tous les ans pour cette molécule

Il faut noter que les Français sont parmi les plus importants consommateurs de médicaments, ce phénomène est surtout favorisé par l’automédication qui ne cesse de prendre de l’ampleur. En lisant un avis sur le Web ou en prenant connaissance de l’expérience d’un proche, ils n’hésitent pas à multiplier les tests sans pour autant connaître les désagréments des diverses molécules. En ce qui concerne le Zolpidem, ce sont tout de même près de 22 millions de boîtes qui sont prescrites tous les ans sur le sol français. C’est une statistique particulièrement forte selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. L’ANSM a donc souhaité réagir à la suite de la publication de ce décret :

Le Zolpidem est le médicament le plus couramment prescrit comme hypnotique

Une ordonnance spécifique avec un filigrane pour éviter les photocopies

Au vu de cette fréquence, il n’est pas surprenant de constater l’émergence d’une pharmacodépendance puisqu’il est utilisé dans diverses situations qui sont en lien avec les troubles sévères du sommeil. Toutefois, la durée du traitement ne doit pas dépasser un mois et dans le cas d’un renouvellement, l’avis d’un professionnel de santé est largement conseillé. Ce dernier sera contraint dès le mois d’Avril de procéder à la rédaction d’une ordonnance dite sécurisée. L’objectif premier consiste à limiter au maximum les détournements grâce à un support spécifique.

La réglementation des stupéfiants est désormais appliquée à ce somnifère

Certains patients réussissent à avoir des ordonnances, mais, avec ce procédé, la prescription sera limitée. Selon cet arrêté du 7 Janvier 2017, un filigrane sera utilisé dans le but de supprimer rapidement les photocopies. L’ANSM a souhaité insister sur le fait que le Zolpidem n’était pas considéré comme un stupéfiant, mais il bénéficie tout de même d’une partie de la réglementation.