Le nouveau programme IFSI 2009 conforte le rôle de ces établissements. La branche commune de 3 ans d’études ouvrant sur un diplôme d’état est le cheminement obligatoire pour devenir infirmier. C’est au moment des spécialisations que l’on peut librement choisir entre les établissements professionnels et l’université. Découvrez plus en détails les différents cursus possibles pour devenir infirmier sur Diplomeo.

Formation Infirmier

Les IFAS/IFSI : la branche commune

Les instituts de formations en soins infirmiers sont le passage obligé pour suivre une formation et entamer une carrière d’aide-soignant. On ne peut intégrer ces IFSI que par voie de concours et généralement après une 1re année de prépa. Le nombre de places disponibles est prononcé chaque année par le Ministère de la Santé en réponse aux besoins du terrain.

Il faut avoir 17 ans et le baccalauréat (S, ST2S, ES) pour pouvoir s’inscrire au concours dans l’un des 350 Instituts spécialisés.

La formation en IFAS permet de :

  • Se spécialiser dans l’une des nombreuses filières
  • Devenir apprenti (87 IFSI en France proposent des cursus en alternance)
  • Bénéficier d’une formation en alternance et percevoir une rémunération pendant la formation
  • Se former selon un champ d’apprentissage plus large couvrant une dizaine de compétences
  • Renforcer son bagage de qualification afin de pourvoir un poste sur le plan national ou européen

Si vous choisissez votre établissement en fonction de votre budget, sachez que les coûts évoluent de la gratuité à 4 000 euros.

Les stages comptent énormément dans les formations qualifiantes comme celles dispensées au niveau des IFSI. Elles durent 15 semaines en 1èreannée et peuvent aller jusqu’à 25 semaines en 3e année. Les étudiants alternent alors des semaines complètes de 35 heures en cours ou en clinique. Pour l’apprenti, les rémunérations sont calculées en fonction de l’âge et du niveau d’études. Elles peuvent aller de 25 % à 78 % du SMIC.

Les récentes réformes de 2009 sur le fonctionnement des IFSI ou IFAS mettent en évidence un programme très différent. Le champ d’apprentissage du métier couvre 10 compétences. La durée de formation totalise 5 100 heures comprenant 2 100 heures de stage obligatoires, 1 800 de cours théoriques, 300 heures de suivi pédagogique et environ 900 heures de travail personnel. La charge de travail est estimée à 25 heures par unité d’enseignement et de 35 heures en stage. La répartition des crédits européens est également remaniée. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site dédié aux étudiants infirmiers.

Les Spécialisations via les formations professionnalisantes

Ceux qui souhaitent s’orienter vers un domaine en particulier peuvent le faire sous certaines conditions. On peut devenir infirmier anesthésiste en 24 mois ou encore infirmier de santé du travail en 12 mois.

L’entrée en spécialisation se fait sur concours et certaines nécessitent deux années d’expérience minimum en tant qu’infirmier.

Les spécialisations à l’université

Pour devenir infirmier, l’IFSI est la voie idéale. Il est cependant possible d’atteindre des niveaux d’études plus élevés en intégrant des masters universitaires. Après la validation du diplôme d’infirmier, vous pouvez poursuivre dans le système LMD avec un Master en sciences cliniques infirmières.

On peut alors se spécialiser dans diverses branches de la médecine :

  • Infirmière avancée en cancérologie
  • Infirmière avancée en gérontologie
  • Infirmière spécialisée en soins palliatifs et douleurs
  • Infirmière spécialisée en psychiatrie
  • Infirmière spécialisée en maladies chroniques et dépendances.

3 universités seulement proposent ces filières : Paris, Marseille et Saint-Quentin en Yvelines. Ils permettent d’exercer dans divers lieux comme les hôpitaux, les milieux scolaires ou libéraux, à domicile…

L’aide-soignante réalise des soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie. C’est pourquoi on constate que les besoins sont en constante augmentation notamment dans les services de néonatalogie et les maisons de retraite. Les nouvelles technologies au service de la médecine tout comme l’e-santé chamboulent aussi les habitudes en permettant de développer des filières nouvelles dans lesquelles les compétences des aides-soignantes et infirmiers sont plus que bienvenus.

En conclusion, les spécialisations à venir s’orienteront davantage vers ces domaines numériques et sociaux et de nouvelles formations verront sans aucun doute le jour pour valoriser davantage le métier d’aide-soignant ou infirmier.