Pouvoir visualiser avant une opération le résultat prévu, évaluer précisément avec la patiente les modifications demandées, passer de « les lèvres de Scarlett Johansson » (une des stars les plus demandées en chirurgie esthétique) à « une bouche plus pulpeuse et plus souriante » a toujours été le point essentiel dans la préparation d’une opération esthétique. Et cela n’est pas simple…

Pourquoi il est essentiel de passer par cette étape

Image de synthèse

En image de synthèse, la « plus belle femme du monde », à partir de 16 stars

La préparation de l’intervention se fait, traditionnellement, sur des photographies médicales, en noir et blanc. Soit la patiente vient avec un « modèle », soit le chirurgien va lui proposer plusieurs possibilités, en fonction des souhaits qu’elle exprime. Ensuite, à partir d’une photo de la patiente, prise de face (ou de dos, quand l’intervention concerne, par exemple, le fessier) et de profil, le chirurgien « dessine » les lignes de l’intervention et le résultat qu’il faut en attendre.

Malheureusement, cette technique, si elle est très précise et très parlante pour le médecin, l’est beaucoup moins pour la patiente, qui a du mal à se voir et se projeter dans le corps remodelé qu’elle demande.

Si « tout se passe bien » le plus souvent, en particulier quand la patiente entend l’avis du professionnel, il peut y avoir aussi des déceptions, des ratages psychologiques qui font de l’opération réussie médicalement un échec. On peut même aller jusqu’à une nouvelle opération, dans l’autre sens, pour défaire ce qui a été fait.

Les trois interventions les plus risquées de ce point de vue :

  • la rhinoplastie
  • la chirurgie des lèvres et de la bouche
  • la chirurgie mammaire, en particulier l’accroissement mammaire

Pourquoi ?

Le risque de déséquilibrer un visage par la chirurgie esthétique

En ce qui concerne le nez et la bouche, un visage est un ensemble. Alors qu’on n’aime pas son nez, on est habitué au visage que l’on a. Changer de nez, de bouche change notre visage tout entier, nos expressions, la manifestation de notre personnalité. Toute opération esthétique nécessite une accoutumance au nouveau corps, et celle-ci est d’autant plus facile que la patiente a pu visualiser parfaitement le résultat escompté.

Du fantasme à la réalité

Quand on a une toute petite poitrine, on se rend mal compte de ce que cela veut dire de passer à un 95D ou plus… Même en admirant, esthétiquement, des poitrines généreuses, se retrouver brusquement avec deux seins proéminents, qui attirent le regard, peut être nettement moins agréable que ce que l’on imaginait.

Là encore, la visualisation la plus exacte permet de se préparer et de définir ce que l’on souhaite avec précision.

L’apport de la simulation 3D

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la simulation 3D ne remplace pas le travail classique sur photos, mais le complète, et de façon fantastique.

Préparation et présentation

La simulation 3D de la chirurgie mammaire maintenant accessible

Les progrès de la technologie et d’internet permettent de bénéficier à moindre coût de techniques extrêmement sophistiquées, dont le coût a drastiquement baissé en quelques années. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui sont utilisées pour les trucages au cinéma, pour rendre des personnages totalement inesthétiques comme le Golum !

On arrive maintenant à proposer des simulateurs 3D en ligne, qui permettent même à la future patiente de réfléchir à sa nouvelle apparence avant même d’aller consulter un chirurgien !

Comme pour les sites qui permettent de commander des lunettes en ligne, tout repose sur quelques photos que la personne va faire elle-même, télécharger dans l’application ; l’application analyse les formes, fait le lien entre les photos et le « mannequin théorique » à partir duquel les changements de forme vont être appliqués.

Simulation online, mais conseil de chirurgien

Ce qui est particulièrement appréciable, dans cette application – réalisée en Suisse – c’est qu’elle ne laisse pas la patiente seule face à son rêve.

On est loin de toute pratique d’auto-prescription ou d’auto-médication. Si une personne peut commander sa simulation, elle est fortement poussée à prendre rendez vous avec un chirurgien esthétique, une clinique partenaire, qui utilise la même technologie et peut approfondir le dialogue avec elle.

Comme c’est expliqué sur le site de cette clinique esthétique qui utilise Crisalix, la patiente prépare le rendez-vous avec le chirurgien, la simulation ne s’y substitue pas. Elle ne va pas arriver dans le cabinet médical avec une image 3D finalisée comme une commande !

C’est d’ailleurs tout à fait conforme au code de déontologie des chirurgiens esthétiques.

Tourisme chirurgical ou opération en France ?

Les avantages apportés par ce type de technologies peuvent remettre en question le choix d’une chirurgie esthétique réalisée à l’étranger, dans le cadre du tourisme médical. Une rapide recherche dans l’annuaire présent sur le site de Crisalix montre par exemple, qu’en Afrique du Nord, il y a très peu de cliniques ainsi équipées : seulement trois au Maroc, une en Tunisie et sept en Egypte (mais l’Egypte, destination anglophone, n’est pas un choix privilégiés par les français).

Crisalyx l’indique sur leur site, leur technique permet à de nombreuses femmes hésitantes de prendre une décision positive et de dépasser leurs craintes d’un ratage. C’est donc clairement un outil commercial, mais il est beaucoup plus respectueux que les pratiques dénoncées par certains reportages, où on voit les responsables de l’accueil, dans ces cliniques étrangères, proposer des « packs » et pousser à la consommation quasiment comme dans un supermarché.

C’est le dernier avantage de cette technique : parce qu’elle a un coût, elle est un indice de plus pour trouver un chirurgien esthétique plus concerné par le bien-être de ses patientes que par celui de son compte en banque (les deux n’étant pas incompatibles !)