L’utilisation de plus en plus importantes des compléments alimentaires s’explique par plusieurs raisons :

  • comme les alicaments, il est particulièrement facile de se les procurer, puisqu’ils ne relèvent pas de la pharmacie ; on les trouve en vente libre, sur internet, dans des grandes surfaces ou des magasins spécialisés
  • ils sont souvent packagés de façon attirante, avec une action visant une niche de marché spécifique (les jeunes, les étudiants préparant un examen, les personnes cherchant à maigrir, les seniors)
  • ils donnent la promesse de compléter une alimentation que nous percevons comme de plus en plus nocive

Mais qu’en est-il en réalité ? Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ? Peuvent-ils être dangereux ?

Pour répondre à ces deux questions, il faut d’abord comprendre ce qu’est, réellement, un complément alimentaire

Assortiment de fruits et légumes

Les légumes et les fruits sont les meilleurs « compléments alimentaires »

Un complément alimentaire est… un aliment, pas un médicament

L’objectif premier d’un complément alimentaire est de compenser une déficience d’un ou plusieurs éléments nécessaires (vitamines, oligo-éléments, minéral, enzyme…

Le meilleur exemple est celui des compléments d’iode qu’on distribuait autrefois pour lutter contre le goitre.

En théorie, quand on a une alimentation équilibrée, les compléments alimentaires ne sont pas nécessaires.

Par contre, et en particulier dans les pays en voie de développements, les « compléments alimentaires » peuvent constituer une véritable alimentation supplémentaire, vitale.

Alors pourquoi utiliser un complément alimentaire ?

Parce qu’on est dans une période particulière de sa vie

Toute période qui demande un apport supplémentaire de certains éléments peut justifier la prise de compléments alimentaires :

  • la vitamine D, peu disponible, est utile pendant toute l’enfance
  • le calcium est nécessaire aux femmes qui commencent leur ménopause, et aux seniors en général
  • des compléments alimentaires peuvent aussi être nécessaires pendant la grossesse, ou durant l’allaitement

Parce qu’on vit dans une situation particulière

Les personnes qui vivent une partie de l’année dans l’obscurité, sous le cercle polaire, vont avoir un besoin accru en vitamines

Les gens qui vivent dans des régions de montagne ont un besoin renforcé en iode, pour éviter le goitre (ou maladie de Basedow)

Parce qu’on s’impose un régime alimentaire particulier

Les végétariens, plus encore les végétaliens ont besoin de suppléer à leur alimentation. En particulier, la vitamine B12 est totalement absente de leur alimentation (saviez-vous qu’elle se trouve en quantité importante dans la viande …. parce qu’elle est ajoutée à l’alimentation du bétail ?), comme les protéines.

Les compléments alimentaires sont-ils sans risque ?

Des composants sans danger intrinsèque et sans prétention médicamenteuse

Les substances utilisées dans les compléments alimentaires doivent être sans danger.

Cela implique qu’ils sont déjà autorisés pour l’alimentation humaine, et qu’ils ne sont pas, a contrario, définis comme relevant de la pharmacopée.

Les doses ne doivent pas dépasser l’apport journalier recommandé (AJR).

Une fabrication et une commercialisation surveillée

En France, la fabrication et la commercialisation des compléments alimentaires est très encadrée par le ministère de la Santé et par l’Agence française de sécurité sanitaire pour l’alimentation, même si ceux-ci peuvent être proposés en dehors de pharmacies.

Les compléments alimentaires ne doivent pas prétendre guérir des maladies, mais…leur emballage, leur plaquette d’information ou le site web sur lequel ils sont commercialisés peut inclure des allégations de santé. Dans ce cas, ils doivent respecter la réglementation sur les allégations de santé : en particulier, leur composition, ou « profil nutritionnel » doit correspondre au bénéfice promis.

Il est important de savoir que les États-Unis n’ont pas les mêmes normes que l’Europe en ce qui concerne les ingrédients autorisés. C’est un problème, car les compléments alimentaires autorisés aux Etats-Unis et qu’on trouve sur le web peuvent comporter, par exemple, des substances dopantes interdites aux sportifs.

Cela ne veut pas dire que ces compléments alimentaires sont « en soi » risqués, mais qu’ils peuvent poser problème à certains utilisateurs.

Une utilisation raisonnable

Tout ce qui est efficace peut, mal utilisé, être dangereux (sinon, cela n’aurait pas d’effet). L’innocuité des compléments alimentaires, qui leur permet d’être commercialisés hors du circuit pharmaceutique, est basée sur une utilisation raisonnable et modérée, qui implique :

  • le respect des apports journaliers recommandés ; il vaut mieux même se situer en deçà, puisque, sauf pour certains types d’éléments, notre alimentation apporte déjà une partie des besoins ;
  • une consultation systématique de son médecin : saviez-vous, par exemple, que certains compléments, comme la vitamine K, peuvent diminuer ou même neutraliser les anti-dépresseurs ?
  • certains minéraux, comme le fer, le cuivre ou le manganèse, peuvent fortement augmenter la mortalité ; sauf en cas de déficit en fer avéré (et donc de prescription médicale), la supplémentation en fer doit être évitée. En particulier, l’argument que les femmes perdent du fer lors de leurs règles est totalement fausse, l’organisme a produit un supplément pour l’accueil du foetus, qu’il expulse. (Si c’était vrai, les femmes devraient avoir une transfusion chaque mois…)
  • l’excès de supplémentation en vitamines pourrait entraîner des cancers
  • le calcium, comme le fer, pourraient être dangereux pour les yeux, le calcium augmenterait le risque d’infarctus

Comme pour toute substance agissant sur votre corps, qu’elle soit officiellement ou pas un médicament, une utilisation prolongée doit être discutée avec votre médecin traitant. En revanche, si vous vous faites une petite cure coup de fouet de vitamines d’une semaine ou deux sans avaler 40 pilules dans la journée, pas d’inquiétude à avoir !

Acheter des compléments alimentaires sur internet est-il dangereux ?

Oui et non. En réalité, il faut distinguer deux types de risques, qui sont tous deux réels, mais dont on se protège différemment.

Les compléments alimentaires « dopants »

Ce risque-là est lié à la différence de législation entre les États-Unis et l’Europe, il ne concerne que les sportifs faisant des compétitions officielles.

En effet, il faut bien comprendre que de nombreux produits que l’on utilise quotidiennement, comme les anti-fièvres ou les anti-douleurs (synthol, mon ami), ou qui sont spécifiques à une pathologie (asthme…) sont « dopants ». On est très loin ici de l’injection massive et nocive d’hormones.

Si vous n’êtes pas un sportif engagé dans des compétitions officielles, et que vous faites un usage raisonnable des compléments alimentaires, vous n’avez pas à vous soucier de cet aspect.

Si vous êtes un sportif concerné par cet aspect, faites très attention à la composition des compléments, prenez conseil de votre coach sportif, et limitez-vous aux produits estampillés « Wall Protect » qui sont conformes à la réglementation anti-dopage internationale.

Les produits de mauvaise qualité ou contrefaits

Le risque existe pour tout achat sur internet, particulièrement quand les prix sont très bas.

Là votre bon sens doit vous guider. Une boutique en ligne comme Nutrilifeshop donne certainement plus confiance qu’une obscure boutique réalisée à la va vite. La marque est connue depuis plusieurs années, la société est établie en Europe, au Luxembourg, et pas « dans une boite postale » à Hong-Kong ou dans un obscur « county » américain.

Voici la liste des questions que vous pouvez vous poser avant d’acheter vos compléments alimentaires en ligne :

  • Sur la boutique elle-même :
    1. Y a-t-il un moyen de contacter le service clientèle par téléphone, à un prix raisonnable ? (et pourquoi pas, vérifiez le numéro de téléphone)
    2. Y a-t-il une adresse physique ? Un nom de société ? Une adresse physique ? Un compte bancaire ?
    3. Y a-t-il une page qui détaille les conditions générales de vente, comment payer, comment retourner les produits ?
  • Sur les produits :
    1. La description du produit est-elle claire et détaillée ?
    2. Donne-t-elle les références des études scientifiques qui justifient les allégations de santé ?
    3. La description contient-elle la liste des contre-indications ?
    4. Y a-t-il une composition détaillée ? Et, éventuellement, une liste des ingrédients « sensibles » qui sont contenus ou pas dans le complément (gluten, lait, oeuf, stéroides, etc…)

Autrement dit, avez-vous l’information nécessaire pour faire votre achat de compléments alimentaires, et le faites-vous auprès d’une société soumise à la réglementation européenne et ayant pignon sur rue ? Si la réponse est oui, alors le site internet n’est pas plus dangereux qu’une boutique dans votre quartier !

Pour en savoir plus :

Et n’oubliez pas : le meilleur complément alimentaire se trouve dans l’assiette !