L’huile d’argan, chouchou des laboratoires de recherches en cosmétiques

Fruits de l'arganier

Photo sous licence cc by IDRC/CRDI (flickr)

Le procédé d’extraction de l’huile d’argan est le même depuis des millénaires. On choisit le fruit déjà prêt, on le concasse on sort l’amende on la fait griller et aprés on la presse pour enfin obtenir l’huile précieuse.

Pour l’huile d’argan à usage cosmétique, le procédé est presque identique à une différence près, et elle est importante, les amandons ne sont pas torréfiés mais moulus crus afin de ne pas perdre leurs propriétés et leurs vertus dermatologiques.

Lorsque les laboratoires de recherches en cosmétiques d’Europe se sont penchés sur l’huile d’argan, les chercheurs ont été surpris de trouver autant d’éléments chimiques consentrés en une seule huile, notamment les molécules anti-vieillissement de la peau jamais vues auparavant.

L’huile d’argan, vers la disparition des petites coopératives féminines ?

La tradition dans la région privilégie l’argan comme une huile alimentaire, mais face à la demande et au prix élevé pratiqué sur le marché, il a fallu apprendre à fabriquer de l’huile cosmétique.
La population de la région est bien consciente que l’Europe se rue sur ce produit et en veut toujours plus.
Le phénomène n’a pas que des résultats positifs : quand la demande augmente, le prix du fruit augmente tellement que la spéculation s’installe autour du stock disponible du fruit.
En peu de temps le prix du kilo quadruple et, pour les nouvelles coopératives qui se lancent sur le marché, le prix élevé du fruit est un handicap, il freine leur essor. En revanche, les nouvelles sociétés disposant de grands moyens financiers raflent les stocks. Ces investisseurs privilégient l’utilisation de machines modernes pour une production en masse.